|  | Six mois, six jours (Editions GRASSET 2010) Six mois, six jours
253 pages, prix : 18,00 euros
« Dans l’anonymat d’une chambre d’hôtel, l’une des femmes les plus puissantes d’Allemagne se donna à un homme dont elle ne savait rien, qu’elle n’avait vu que deux fois dans sa vie…. »
Mais au bout de quelques mois, l’homme menace de révéler à la presse leur liaison : tous leurs ébats ont été filmés. Juliana Kant la milliardaire dénonce le gigolo. On l’emprisonne, la morale est presque sauve.
Une affaire de mœurs chez les riches ?
Une liaison amoureuse qui tourne au chantage sordide ?
Karine Tuil, dans son roman le plus troublant, dévoile l’arrière-monde de cette aventure risquée : qui est à l’origine d’une telle fortune allemande ? Pourquoi le grand-père de Juliana, premier mari de Magda Goebbels, et militant nazi, n’a-t-il pas été arrêté à la libération ? Sait-on que le père d’adoption de Magda était un juif qu’elle a renié puis laissé mourir ? Pourquoi les Kant ont-ils gardé le silence sur leurs activités industrielles sous le Reich ? Et si humilier sexuellement la jolie bête blonde était une forme de vengeance ? Les fils ont-ils d’ailleurs reconnu la faute des pères, les vivants ont-ils pardonné aux morts ?
|
|  | LA DOMINATION (GRASSET 2008) Longtemps j’ai pensé que le jour où je parviendrais à publier un livre sur mon père, je cesserais définitivement d’écrire »
Ecrire sur son père : tel est le contrat signé par la narratrice avec un grand éditeur.
Comment aborder cet homme-caméléon, juif engagé auprès de la cause palestinienne, époux en apparence convenable qui installa sous le toit familial une russe énigmatique, chirurgien humaniste aux pulsions suicidaires ?
Pour venir à bout de cet ouvrage impossible, la narratrice va se glisser dans la peau d’un personnage fictif, le fils qu’elle a toujours rêvé d’être : Adam. Lui apparaissent alors les secrets d’une vie baignant dans les mensonges et l’illusion, la manipulation des êtres et des mots.
Entre répulsion et domination, érotisme et cruauté, chimère et réalité, masculin et féminin, lumière et ombres, c’est un ballet des sentiments troubles que Karine Tuil chorégraphie dans ce roman vitruose.
Le Monde des Livres
vendredi 29 août 2008
Critique d'Emilie Grangeray
"La domination", les secrets du caméléon
Doué en tout. Surtout pour brouiller les pistes. Deux identités. Deux pays. Deux cultures. Deux appartements. Deux vies. Et pourtant, un seul homme. Tel est le père de la narratrice du dernier et remarquable roman de Karine Tuil. Qui était cet ancien chef du service d'urologie d'un grand hôpital parisien, pionnier de la médecine humanitaire aux pulsions suicidaires, ce juif antisémite, ce champion de la morale qui fit cohabiter sous le même toit sa famille officielle - une femme issue de l'aristocratie catholique et leurs deux enfants - et l'officieuse - une jeune juive russe avec laquelle il aura eu deux garçons ?
C'est ce qu'essaie de savoir sa fille qui, pressée par un éditeur aussi mystérieux que pervers, tente d'écrire pour comprendre. Comprendre ce caméléon capable de s'adapter à n'importe quel milieu, et de "s'assimiler jusqu'à prendre l'apparence de l'Autre". Pour ce faire, elle se glisse dans la peau du fils qu'il aurait voulu avoir : "Je serai le mâle (...), la part d'ombre. Je serai la part juive, opaque, ténébreuse, virilisante." Adam (puisque c'est ainsi qu'il avait décidé de l'appeler) se met en quête de ses origines. Pourquoi avoir changé de nom, avoir préféré Lance à Lansky ? Par instinct de survie ? Honte ? Désir d'oubli ? D'assimilation ?
"SOUVIENS-TOI !"
Quels sont ces personnages qui, à force de vivre dans le déni et le secret, d'entretenir les illusions et de préserver on ne sait quelles apparences, finissent par se mentir à eux-mêmes ? "Nourris au lait noir de l'effacement, nous buvions les paroles de notre père (qui) avait passé sa vie à (...) dissimuler son identité", écrit Adam, s'interrogeant, dès lors, sur ce qu'il pouvait trouver à cette femme pas vraiment plus belle qu'une autre. Quel est ce lien qui les unissait, sinon celui avec un peuple, et avec son propre père, vieux Russe fou en train de mourir ? Mais jusqu'où peut-on aller dans la négation de son identité ? Jusqu'à ne plus savoir qui l'on est, comme le protagoniste d'Interdit (Plon, 2001), dans lequel Karine Tuil écrivait : "La mémoire est une vieille juive hystérique, tu lui dis de se taire, elle hurle encore plus fort, Souviens-toi !, Souviens-toi ! Tu n'as plus d'autre choix que de lui obéir."
La mémoire, le poids de l'histoire, la comédie sociale, les relations amour-haine (voir notamment Tout sur mon frère, Grasset, 2003) ont toujours habité les textes de Karine Tuil, mais la thématique première et principale reste la quête identitaire. Avec humour souvent, avec plus de gravité parfois comme dans Douce France (Grasset, 2007), ici avec douleur, elle dit les mensonges devenus trahisons. Quitte à troubler, à déranger, elle interroge la réalité, souvent plus ambitieuse que la fiction : "Nous pouvons bien la travestir (...), nous pouvons essayer de la rendre décente, elle se déshabille toujours pour nous montrer sa vérité."
Avant critique de LIvres Hebdo du 22 août 2008
par Véronique Rossignol
Manipulation en eaux troubles dans un roman psychologique de Karine Tuil situé dans le monde de l'édition.
Après un précédent roman social et dénonciateur; plutôt documentaire, autour des sans-papiers, Karine Tuil revient à des intrigues plus psychologiques en racontant une histoire de jeux de pouvoir dans le milieu de l'édition........ C'est aussi à travers ce prisme que judéité, assimilation, tyrannie des origines, culpabillité, refoulement identitaire, grands thèmes chers à la romancière, sont tissés plutôt habilement dans la trame du drame psychologique et de la peinture sociale.
"Le Nouvel Observateur " daté du jeudi 21 août 2008
Article de Sophie Delassein intitulé "Double jeu"
«Le désir d'être quelqu'un d'autre m'obsède», confesse Karine Tuil, dont les récits sont traversés de personnages à double ou triple vie. Elle est l'écrivain des apparences trompeuses et du secret. L'ambiguïté est à nouveau la reine du bal dans «la Domination», son septième roman. La narratrice : un écrivain, justement, dont les deux livres sont jusque-là passés inaperçus. Elle a entrepris d'écrire la vie de son père, le défunt Jacques Lansky, à l'invitation d'un éditeur légendaire. «Renoncez à être l'élève appliquée : écrivez !», ordonne le mentor. Pour mieux la manipuler, il la séduit. Et elle, Mlle Lansky, de peur de ne pas venir à bout de cet ouvrage, se mue, par la plume, en garçon, et devient Adam. Virtuose, Karine Tuil mène de front deux récits en un : celui d'Adam rédigeant les chapitres commandés et celui de la fille de Jacques Lansky, amoureuse de l'éditeur, découvrant des bouts de vérités sur un père qu'elle croyait connaître.
Chef de famille, médecin réputé, grand séducteur, juif honteux fustigeant le sionisme, Jacques Lansky fascine. Que sa maîtresse, une Russe qu'il fait passer pour son assistante, soit venue accoucher dans l'appartement familial fait finalement de lui un polygame ordinaire. «Je mens par amour, par lâcheté, par habitude, goût du secret», confiait-il à ses carnets. Il y a bien d'autres tiroirs à ouvrir après sa mort. D'ailleurs, quand sa fille ouvrira le dernier d'entre eux, on comprendra pourquoi l'éditeur voulait absolument ce livre.
Le récit porte sur les équivoques sexuelles mais surtout identitaires. «Jacques Lansky est un homme qui n'a pas su composer avec son identité», délibère l'auteur. Cela explique que le personnage central de son roman ait laissé, avant de se pendre dans son bureau, ce mot : «Je ne peux plus, pardon.» Karine Tuil, elle, démontre un art incomparable pour tenir son lecteur en haleine et dénouer les intrigues les plus complexes.
Dimanche 14 septembre 2008
Le Journal du Dimanche
"Trouble, ambigu, pervers, scandaleux." "La domination est une réussite. " "Son meilleur livre" Bernard Pivot de l'Académie Goncourt
Pour son septième roman, Karine Tuil a choisi un sujet casse-gueule. Son audace est récompensée. La Domination est une réussite. Son meilleur livre. Parce que, à l'image de ses personnages, il est ambigu, pervers, scandaleux. Surtout, parce que Karine Tuil possède aujourd'hui une maîtrise de l'écriture qui lui permet, tels les champions de canoë-kayak, de se faufiler entre les écueils et d'aborder tourbillons et remous avec une énergique habileté. La Domination est d'abord celle de l'écrivain sur son style.
La jeune narratrice a eu un père juif qui, comme certains portraits de Picasso, avait deux visages. Le premier, public, controversé, était celui d'un brillant urologue, pionnier de la médecine humanitaire, généreux, cultivé, qui avait choisi la Palestine contre Israël. Ses engagements et son livre (Israël, une histoire de domination) lui valaient soit de passer pour un homme courageux et exemplaire, soit d'être considéré comme un traître antisémite. Il y avait de l'exigence dans son attitude, du défi. De la morale aussi, alors que, rentré chez lui, il n'en avait plus aucune. Passe encore de satisfaire sans vergogne son goût immodéré pour les femmes des autres, mais imposer sa jeune maîtresse russe et leur enfant au domicile conjugal, à son épouse, à leurs trois enfants? Ce séducteur cynique avait fait "de l'errance sexuelle un substitut à l'exil juif". Il était impulsif et calculateur, coléreux et comploteur. Un grand
artiste de la manipulation intellectuelle et sentimentale.
Comment la narratrice, qui a déjà publié des livres, ne se sentirait-elle pas invitée, après l'énigmatique suicide de son père, à se lancer dans son portrait? D'autant qu'elle y est poussée par "un grand éditeur": "Vous allez écrire ce livre et les gens vont l'adorer, vous savez pourquoi ? Parce que vous allez faire le portrait d'un juif amoral et que les gens en ont assez de la figure du juif élu, humain et responsable [...] Quel sujet! Votre père, l'icône humanitaire, marié à une chrétienne aux allures de sainte, le super-héros juif venu sauver le monde arabe, le grand bourgeois aux allures christiques, avait fait venir une Israélienne dans sa propre maison avant de repartir avec elle passer ses vieux jours sur les rives du Jourdain, où il finirait peut-être par marcher sur l'eau !"
Il est convaincant, l'éditeur, n'est-ce pas ? Ce livre, ce sera son dernier enjeu avant de prendre sa retraite. Lui-même juif, sa personnalité, sa renommée, sa culture, sa mémoire, son autorité sont impressionnantes. La jeune femme ne résiste pas au vieux séducteur. Elle se retrouve dans son lit et dans son programme. Il la bouscule et il l'encourage. Il l'humilie et il la délivre. Il lui est odieux et nécessaire. Elle l'aime. Lui aussi manipulateur, bonimenteur, flatteur, provocateur, il sait y faire. Peut-être tient-il particulièrement à ce livre sur ce médecin juif dont même les qualités étaient suspectes, parce qu'il se reconnaît dans ses manières sauvages de refuser les idées reçues, de piétiner l'intellectuellement correct, de jeter par-dessus bord les convenances et l'hypocrisie?
Et elle-même, n'est-elle pas subjuguée par l'éditeur parce qu'il lui rappelle quelqu'un, si proche et si mystérieux, dont elle était la fille intermittente avant d'en devenir la biographe ? Ou, plutôt, le romancier. Car elle a choisi d'écrire une fiction au masculin, comme si elle était le fils, le mâle, Adam, qu'il espérait quand elle est née. Façon déjà d'affirmer à la fois son refus de se laisser dominer et son désir de lui être posthumement agréable. Elevée dans l'ambiguïté, dans le clair-obscur, dans l'équivoque, elle s'y maintient et même s'y plonge encore plus à travers sa relation avec un éditeur pervers. Elle doit se montrer à la hauteur de l'un et de l'autre. N'être dupe ni de l'un ni de l'autre. Se servir de l'un pour mieux comprendre l'autre.
Jusqu'au jour où elle découvre, stupéfaite, atterrée, qu'ils ont été des amis intimes, que l'éditeur a peut-être été l'amant de sa mère - celle-ci le traite maintenant de "sale type" - et qu'il avait refusé de publier le livre scandaleux de son père. Ils n'auront cessé l'un et l'autre de l'égarer en brouillant les pistes.
C'est ce que fait également Karine Tuil avec le lecteur. La manipulation, la provocation, le trouble, elle sait aussi en jouer. Peut-être la fin du roman est-elle trop calculée et psychanalytique ? Mais c'est un juif, après tout, qui a inventé la psychanalyse.
PS - De quel éditeur Karine Tuil s'est-elle inspirée? se demande le Tout-Paris littéraire, c'est-à-dire la moitié du Flore et un quart de la Closerie des lilas. Je crois bien les connaître et n'en ai reconnu aucun. Ou, alors, tous!
|
|  | DOUCE FRANCE (Grasset 2007) Une jeune femme sans histoires est arrêtée par erreur avec des immigrés clandestins.
Au lieu de protester, mi-fascinée mi-voyeuse, elle endosse l'identité usurpée d'une Roumaine sans papiers et devient la prisonnière involontaire d'un centre de rétention administrative de la région parisienne. C'est un autre monde qu'elle découvre : tour de Babel des langues, machinerie bureaucratique, attente effrayée de la décision du juge, libération ou renvoi au pays. La misère de ces corps sans patrie soulève en elle l'inquiétude sur ses propres origines.
Dans ce no man's land, toutes ses illusions, tous ses préjugés aussi, volent en éclats. Ainsi se noue ce roman coup de poing, à mi-chemin de l'indignation et de la lettre d'amour aux siens, autour d'une question obsédante : quel prix faut-il payer pour avoir la certitude d'une terre à soi ?
A propos de Douce France
"Réaliste, poignant, passionnant" (Sophie Delassein, Le Nouvel Observateur)
" Délicatesse et lucidité " Jessica L. Nelson (Le magazine littéraire)
" Karine Tuil montre ses talents d'observatrice et ne laisse rien passer....Ce roman vaut les meilleurs essais." (Mohammed Aissaoui, Le figaro Littéraire)
"Une jeune femme découvre les centres de rétention. Un coup de poing" (Pierre Vavasseur, Le Parisien)
"Un livre de Citoyenne, qui n'oublie jamais d'être un roman. Bouleversant" (Olivia de Lamberterie, Elle)
|
|  | QUAND J'ETAIS DROLE (Grasset 2006) A la question : " Quel pourrait être l'avenir d'un comique français paranoïaque et sans emploi accompagné d'un chien névrosé et d'une ancienne communiste dans un pays en croisade contre le Mal ? ", Jérémy Sandre, dit Jerry Sanders à la scène, pourrait répondre sans se tromper : aucun. Quoique affabulateur, mauvais fils, piètre père, séducteur lâche, comique malgré lui, joueur de cartes compulsif, humoriste français exilé à New York en pleine francophobie, Jerry est lucide. S'il n'a pas d'avenir, autant s'en inventer un, glorieux. A sa famille, ce naufragé existentiel va mentir. A la société, cet asocial va prétendre dicter sa loi. Celle du plus faible ? Toujours est-il que lorsque le roman s'ouvre, Jerry croupit en prison. Serait-il, en plus de tout, un criminel ? Il préfère en rire, mais avec des larmes. Comme nous d'ailleurs à la lecture de ce roman ambitieux et drôle, magistralement mené, drame et satire, spectacle et comédie.
A propos de Quand j’étais drôle :
« Une fable brillante et malicieuse sur la société du spectacle. » Le Nouvel Observateur.
« L’auteur, qui a fait de l’humour bancal son territoire, écrit drôle et prenant, grinçant et émouvant. » Le Point
« Tuil amène son récit très loin et très vite. Elle a l’art de faire bondir le lecteur et de faire rebondir l’action. » Patrick Besson, Nice Matin
« On pense à Woody Allen et à Billy Wilder. Excellent, vraiment. » Témoignage chrétien.
« Une écriture efficace, rythmée, envoûtante, qui, jusqu’à la dernière page, nous tient captifs et admiratifs. » Paris-Match
Un petit air de Wlliam Boyd souffle sur ces pages. Humour noir, jubilatoire, rythme quasi théâtral rebondissant sans cesse du comique au tragique et réciproquement ne sont pas sans rappeler les meilleurs moments de Neil Simon. » Madame Figaro
« Un livre qu’on dévore avec avidité (…). Une grande tragi-comédie. » Page, magazine des libraires.
« Attachant et désopilant. » Elle
« Un roman à l’écriture virtuose. » 20 minutes.
« Une satire tout à fait réussie. » Topo
« Un cinquième roman réussi. » Psychologies
« Entre tragique et burlesque. » Sud-ouest dimanche
« Original ». Epok
« Une intrigue noire, rudement bien ficelée. » L’est républicain.
« Drôle et tragique. » La presse de la manche.
|
|  | TOUT SUR MON FRERE (Grasset 2004, Le livre de Poche 2005) Deux frères, issus de la petite bourgeoisie, Arno et Vincent, pareillement élevés dans le respect des mots : pourtant tout les oppose. Vincent, désormais " trader ", adore les signes extérieurs de la réussite, les objets onéreux, les amours tarifées. Arno, le frère aîné, écrivain, est l'espion, le délateur, le juge aux affaires familiales. Jusqu'au jour où la maladie neurologique de leur père les incite à renouer l'impossible dialogue au chevet d'un homme qui ne parvient plus à assembler les lettres. C'est alors comme s'ils se perdaient dans le labyrinthe de leurs émotions d'enfants. Le financier insensible découvre bien des choses : le visage inconnu de son père ; de quoi sont capables les femmes quand elles souffrent ; une caisse d'où s'échappent les fantômes du passé. Alternant le ton d'un comique sans illusions qui montre les humains menés par leurs vices, le sexe et l'argent, avec l'écriture d'une tragédie intime, détournant pour mieux s'en moquer les codes de l'autofiction, Karine Tuil a composé un fort habile livre gigogne, tout en dévoilements et en fausses surprises, qui puise sa force au plus profond de la haine comme de l'amour
« Un des grands livres de la rentrée. » Le magazine littéraire.
« Trois romans parus chez Plon avaient démontré les dons et la vigoureuse inspiration de l’auteur. Les récits familiaux et de mœurs de Karine Tuil creusent profond, et ce qui remonte n’est pas toujours réjouissant, et si l’on rit, c’est souvent jaune. » Le Monde des Livres
« Mise en abîme et humour désenchanté font la saveur de ce roman malicieux. » Le Nouvel Observateur
« En plongeant ses personnages au cœur d’une autofiction tragi-comique, Karine Tuil en démonte les mécanismes et en dénonce les dérives. Tout en finesse. » Lire
« Très fort. » VSD
« La meilleure idée de la rentrée. » Elle
« Un régal. » La Provence
« Une belle réussite de la rentrée. » Ouest France
« Un des beaux et grands livres de cet automne. » Le matin
« Un talent remarquable pour défaire les nœuds psychologiques les plus serrés, rendre vivantes et parfois drôles des situations complexes. » Page
« Un bijou d’écriture à découvrir, déjà donné comme l’un des livres les plus prometteurs de la rentrée. » L’Officiel
« Son meilleur roman. » Nice-Matin
« Un roman habile et surprenant. » La libre-Belgique
« Aussi redoutable qu’amusant. » Version femina
|
|  | DU SEXE FEMININ (Plon 2002, Pocket 2003) A trente ans, Emma Blum, la narratrice, est déchirée entre ses désirs d'indépendance, sa liaison avec un homme marié et les aspirations de sa mère qui rêve d'un mariage et d'une vie plus conventionnels pour sa fille. Quant à son frère, Paul, qui réside à New York, il a fui l'autorité maternelle pour se placer sous celle d'un psychanalyste. Une alerte cardiaque chez leur mère ramène Emma et Paul au domicile familial. Dans ce huis-clos, les langues se délient, les masques tombent. Emma et Paul tentent de se libérer du joug maternel. En vain. Pressions et chantage viendront à bout de leur résistance. Sur les thèmes de l'amour maternel, de la dépendance et de la difficulté d'aimer, Karine Tuil, trente ans, a écrit un roman tragi-comique, dominé par une ironie cinglante, un sens du burlesque et un ton désabusé qui ont fait le succès de Pour le pire et Interdit.
|
|  | INTERDIT (Plon 2001, Pocket 2002) Je m'appelle Saül Weissmann mais ne vous fiez pas à mon nom qui n'est pas juif, en dépit des apparences. J'ai été, pendant soixante-dix ans, un imposteur pour les autres et pour moi-même ".
Ainsi commence la confession du narrateur, un vieux survivant d'Auschwitz qui apprend de la bouche d'un rabbin qu'il n'est pas juif selon la loi de Moïse.
Un roman sur la quête identitaire, incisif, douloureux mais non dénué d'humour noir, où le cynisme le dispute à l'absurde
A propos d’Interdit…
« Dans ce deuxième roman, Karine Tuil, qui a moins de trente ans, manifeste une intelligence aussi libre que respectueuse, une légèreté de ton et d’écriture qui préserve toute la gravité de son propos. » Le Monde des Livres
« Cette histoire de métamorphose à la Kafka, traitée dans un style ironique et lapidaire, confirme le talent de la jeune romancière (…) Un court texte à l’humour léger, vif et intelligent.» Sélection Rentrée 2001 des Inrockuptibles
« Un roman joyeux qui défie le politiquement correct. » Télérama
« De l’autodérision, façon Woody Allen. » Lire
« Karine Tuil a les moyens désormais de conquérir une place non négligeable au soleil noir du désespoir tranquille. » Le Nouvel Observateur
« Un prenant exercice de style. » Le Point
« Karine Tuil aurait pu traiter son sujet de manière grave ; c’eût été sans doute plus facile. Elle a choisi la légèreté, quelque chose d’assez proche des Marx Brothers et de Woody Allen. Avec le même allant, un semblable enthousiasme dans l’écriture, tout en férocité, tout en humour. Un choix exact. » Le Magazine littéraire
« Un livre grinçant qui rappelle les débuts d’Amélie Nothomb. » Elle
« Un roman pétillant de drôlerie (…). Une savoureuse réussite. » Ouest France
« L’un des titres les plus intéressants de cette fin d’année. » La presse de la Manche
« Un savoureux roman. » Nice Matin
« Un surprenant roman. » La Marseillaise
« Attention, humour féroce. » La dernière heure
« Un roman insolent, décapant, intelligent. » La libre belgique
« Ecriture subtile, ton virulent : un roman qui pose la grande question de l’identité. » Sélection Virgin Megastores Rentrée littéraire 2001
« Un livre original qui comblera les lecteurs aventureux. » Sélection de la librairie Delamain
|
|  | POUR LE PIRE (Plon 2000, Pocket 2001) Après vingt ans de mariage, le docteur Paul Epstein n'aime plus sa femme. Pour tout dire, il la hait. Et déteste tout autant ce qu'ils sont devenus : la peau s'est affaissée, le désir émoussé et l'amour s'en est allé. Lorsqu'il songe à lui écrire une lettre assassine, dont les mots seraient assez durs et tranchants pour la tuer, il ne croit pas que la vie, d'ordinaire si pingre et décevante, exaucera ses vœux. Les mots coulent comme du poison. La rancœur s'avère fatale. Mais débarrassé d'elle, encombré d'une fille dont il ne voulait pas, d'un amant en deuil et d'une nurse polonaise dont la beauté l'affole, Paul Epstein n'en a pas fini avec ce lent processus de destruction qu'est sa vie.
A propos de Pour le pire…
Sélection rentrée 2000 du Figaro littéraire
Sélection Premiers romans du Nouvel Observateur
Sélection du Magazine des libraires, Page
Sélection du Virgin Megastores, « 20 auteurs à la hauteurs »
« Un premier roman remarquable. » Tribune Juive
« Un premier roman implacable. » Le Point
« Drôle et méchant. » L’express
« Tuil est une virtuose du discours haineux, ironiquement pathétique, du phrasé clinique (…) L’esprit n’est pas sans rappeler la hargne parfois féroce de Yasmina Reza. »
« Une plume assassine. » Le dauphiné libéré
« Œuvre originale, Pour le pire, révèle une écriture précise et cruelle. »
|
|